Bergères et Bergers dans l’est de la Turquie

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Bergères et Bergers dans l’est de la Turquie

BERGÈRES ET BERGERS DANS L’EST DE LA TURQUIE

« En 2014 et 2015, j’ai été sollicité dans le cadre du programme GéObs pour réaliser une enquête ethnographique autour de l’activité pastorale actuelle dans l’est de la Turquie et déterminer des mouvements migratoires saisonniers, potentiellement séculaires.

Cette enquête offre un outil de comparaison pour renseigner l’histoire de la diffusion de la roche dans cette région en lien avec les routes de transhumance. Cette enquête s’étala sur 2 séjours de 3 semaines, au cours desquels furent observés 22 campements d’estive concernant 12 tribus répartis sur 11 massifs différents. Ce travail s’appuya aussi sur les 8 séjours d’études précédant que j’avais effectués individuellement dans la région entre 2005 et 2013, dans le cadre de recherches personnelles. L’ensemble des entretiens ont été réalisés en langue Kurmandji (une des langues Kurde), parfois en anglais, seul ou en compagnie d’un duo d’enquête que je reconstituais à chaque lieu d’investigation. Ce duo d’enquête était généralement composé d’un habitant en contact avec les éleveurs estivant sur les montagnes environnantes, et qui m’introduisait à eux, et un chauffeur avec une voiture capable de rejoindre les hauts plateaux et de déambuler sur les pistes. La mise en place de ce duo nécessitait souvent que je reste dans la ville ou le village un certain temps.

Étant donné l’ampleur du matériel recueilli au cours de toutes ces années et des deux terrains GéObs, en raison aussi de la zone géographique couverte, mais également de la méthode extensive de l’investigation, le travail de restitution des données n’est aujourd’hui pas encore fini. Les photos présentées ici sont donc issues de ces années de terrain, enquêtes personnelles et missions. Les textes des cartels sont en majorité des extraits des carnets de route que je remplissais le soir, dans les hôtels, durant des moments d’isolements, assez rares en fait, entre deux visites d’alpages, ou durant mes attentes aux gares routières. »
Michaël THEVENIN

By | 2017-04-25T13:41:28+00:00 avril 25th, 2017|Expositions, Le journal des alpages|0 commentaire